Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com
Le directeur général de l’ANEC tire la sonnette d’alarme.
Dans un entretien accordé à L’Observateur ce jeudi, Matar Ndao admet que les fraudes à l’état civil sont bien réelles.
Sans donner de chiffres exacts, il affirme : « Il faut l’avouer, nous avons connu beaucoup de cas de fraude ces dernières années ».
Pour le DG, ce n’est pas un phénomène récent. « La seule différence aujourd’hui, c’est qu’on les repère plus facilement et qu’on en parle davantage », souligne-t-il. Il pointe du doigt « plusieurs raisons » qui expliquent cette situation.
« Pendant longtemps, notre système reposait sur des registres physiques. Les procédures n’étaient pas les mêmes partout et chaque commune utilisait son propre logiciel. Du coup, on avait des bases de données incontrôlables », regrette-t-il.
Matar Ndao met aussi en cause le facteur humain : « Il y a également des agents qui n’ont pas conscience de l’importance de leur rôle. Mal rémunérés, sans formation adéquate… Cela ouvre la porte à des pratiques illégales, parfois pour usurper une identité ».
Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com















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