Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com
Près de 60 jeunes, une maison transformée en camp de départ, et deux organisateurs portés disparus. C’est le décor d’une affaire d’émigration irrégulière jugée à Joal.
Les principaux suspects, Baye Fall et Ndèye Fatou Diaw, ont disparu. À leur place, le tribunal juge S. P. Diouf, marabout, et L. M. Diouf, propriétaire de la maison louée. Ils sont accusés de complicité d’escroquerie.
Les deux hommes se défendent. Ils affirment avoir été piégés par les vrais convoyeurs.
Tout part d’une demande de prières. Baye Fall sollicite le marabout. Sa complice vient chercher des talismans et profite pour demander une location. Le marabout les oriente vers L. M. Diouf. Le bail est signé pour 350 000 FCFA.
Problème : la concession est devenue un point de regroupement pour des candidats à l’exil clandestin.
C’est une rixe entre migrants qui a tout fait basculer. La gendarmerie intervient et P. Sall porte plainte, visant le marabout et le bailleur.
À l’audience, L. M. Diouf nie. La défense précise qu’il préparait lui-même son départ et devait payer le solde après son arrivée.
S. P. Diouf admet avoir reçu 300 000 FCFA pour ses rites. P. Sall dit avoir donné 500 000 FCFA à Ndèye Fatou Diaw.
Les robes noires plaident la relaxe. « Mes clients sont des victimes », lance Me Tall. « Quelle est la faute du marabout ? » renchérit Me Sène. Pour Me Kane, ils ont servi de boucs émissaires.
Le jugement est mis en délibéré au 18 août.
Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com















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