Rédacteur : Souleymane Ndour-Paffainfos.com
Face à la polémique, le garde des Sceaux a clarifié la position du gouvernement. Ce lundi, devant les députés, Me Moussa Sarr a répondu directement à Guy Marius Sagna.
“Ce n’est pas rabaisser le Président”
L’avocat rejette l’idée d’un affaiblissement de la fonction présidentielle.
Pour lui, ajouter le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale à l’obligation de publicité de la déclaration de patrimoine n’a rien de dégradant.
« Ce n’est pas rabaisser le Président que de rajouter le Premier ministre et le président de l’Assemblée au titre III de la Constitution consacré au président », a-t-il martelé.
Une question de cohérence
Me Moussa Sarr invite à changer d’angle.
Il faut, selon lui, lire cette réforme sous le prisme de la cohérence institutionnelle et de la transparence.
Le Président, le PM et le PAN occupent tous des postes clés dans l’Etat.
Ils portent, chacun à leur niveau, de lourdes responsabilités publiques.
Une même exigence au sommet
L’intégration des trois autorités dans un seul dispositif n’est donc pas un hasard.
L’objectif du gouvernement est d’imposer une règle commune d’exemplarité au sommet de l’Etat.
Il ne s’agit pas, assure le ministre, de remettre en cause la place prééminente du Président de la République.
Le titre III n’est pas un frein
Pour Me Moussa Sarr, le fait que l’article 37 soit logé dans le titre consacré au chef de l’Etat ne rend pas l’amendement bancal.
Cela ne suffit pas à conclure à une incohérence juridique.
Ligne du gouvernement : plus de transparence
Au fond, la réforme vise un seul but : renforcer la transparence dans la gestion publique.
Le gouvernement défend donc un élargissement qui soumettrait les principales autorités à la même règle.
Déclaration de patrimoine rendue publique, à l’entrée comme à la sortie de fonction.
Rédacteur : Souleymane Ndour-Paffainfos.com












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