Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com
Une nouvelle proposition agite le pouvoir. Le ministre Arona Coumba Ndoffene Diouf propose de revenir au septennat. L’idée séduit déjà dans les rangs de Kiiraay.
Parmi les soutiens : le religieux Cheikh Ibrahima Diallo et Baye Mayoro Diop, fraîchement nommé à la tête du CROUS de Bambey.
Baye Mayoro Diop justifie : organiser des élections tous les 5 ans représente « un gouffre financier et une perte de temps » pour le pays. D’après lui, le mandat actuel « n’est pas adapté aux défis économiques du Sénégal ».
Sa solution : consulter directement les citoyens. « Le peuple doit impérativement trancher sur cette question qui engage l’avenir du pays », plaide-t-il. Il propose donc « un référendum pour allonger le mandat présidentiel à 7 ans ».
Un tollé général
La proposition ne passe pas. La société civile dénonce. Moundiaye Cissé du COSCE qualifie le projet de « parodie» et de « manquement grave». Pour lui, c’est « mépriser le choix souverain des Sénégalais ».
Les juristes tirent aussi la sonnette d’alarme. Sur X, Babacar Ba du Forum du Justiciable fustige « une polémique dangereuse pour la stabilité du pays » et réclame des sanctions judiciaires.
Pourquoi c’est juridiquement impossible
Le blocage vient directement de la Constitution. Depuis 2016, certains articles sont “intouchables”.
L’alinéa final de l’article 103 l’interdit noir sur blanc : la durée, le nombre de mandats et le mode d’élection du Président « ne peuvent être révisés ».
Conclusion des experts : La durée actuelle de 5 ans est donc « juridiquement non modifiable ». Aucune institution, pas même le peuple par référendum, n’a le pouvoir de la changer. La seule voie serait d’adopter une toute nouvelle Constitution.
Rédacteur: Souleymane Ndour-Paffainfos.com












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